Marche populaire 2 AS du 19 octobre 2008

Il était 5 h 30 ce matin 19 octobre quand le président, assisté par son infatigable secrétaire, fit l’appel de ses troupes.

Chacun, conformément au programme établi, se disposa à sa tâche sans un bronchement. Le samedi, nombre d’autochtones ou de promeneurs ont pu surprendre ces intrépides travailleurs, qui à pied, qui en quad ou moto, investissaient plaines, collines, forêts et bourgades, un seau rempli de chaux vive d’une main, des banderoles de l’autre. Les traceurs marquaient les directions avec la précision de véritables géomètres. Dans la salle des fêtes les fées du logis, telles des ouvrières d’une ruche bourdonnante, s’affairent à préparer les tables, nappes et couverts ainsi qu’à conditionner les 250 choucroutes garnies, des milliers de frites et autres gâteaux et desserts qui allaient être engloutis le lendemain.

Tapis au fond des stands de contrôle et ravitaillement qu’ils venaient de monter et d’équiper dans l’obscurité de la nuit encore inachevée, les ravitailleurs virent se lever une aurore radieuse sur le panorama enchanteur des quatre villages, accrochés aux flancs verdoyants de nos coteaux. La fébrilité fit place à l’optimisme car ils surent alors que la journée serait réussie.

C’est peu dire, car les 811 participants à cette traditionnelle manifestation s’élancèrent d’un bon pied sur les chemins baignés d’une atmosphère quasi estivale. Ils commencèrent par traverser l’immense parc de Semécourt pour grimper à l’assaut du lieu-dit « La Grande Côte » aboutissant à l’église «Notre Dame de la Nativité » qui du haut de ses belles pierres cinq fois séculaires, domine Fèves, lui-même surplombant les terres jusqu’à la Moselle, Metz et même au-delà. Ils plongèrent ensuite sur Norroy-le-Veneur où, au croisement du « Moulin au pré », eut lieu la séparation des 21 km, les 11 km empruntant la plus grande partie de la voie verte généreusement offerte par la Communauté de Communes de Maizières-les-Metz. Le tracé des 21 km bifurque alors vers Senorroy pour emprunter le sentier menant à « La Fontaine au Chêne », dans le bois abritant des ouvrages fortifiés par monsieur Richepanse. Après quelques mètres de bitume sur la D50, il continue par le chemin « Derrière l’Eglise » de Norroy, superbe bâtisse fortifiée du 15ème siècle, joyau médiéval dont l’architecture, l’histoire, la crypte du 12ème siècle sont du plus haut intérêt. Il sinue dans la traversée de Plesnois, monte la terrible côte de Villers, entre dans le bois de la « Gentrère », laissant à sa gauche l’ancienne vitrerie. Il retraverse la D50, passe au milieu des aboiements de l’accueil canin, la forêt de Woippy, l’étang « Zumsteeg » à la proprité lacustre qui dévoile ses armures et ses cuirasses accrochées à ses murs d’entrée. Il contourne alors tout l’ensemble du « Patis », passant derrière le collège, le terrain de foot, le grand parc avec sa mare aux canards, sa volière où paons et divers volatiles se disputent les branches, son enclos à cervidés où le cerf majestueux vous dévisage avec condescendance.

Après avoir laissé derrière lui le lotissement du Patis, il s’enfonce dans le bois St Vincent où le tapis de feuilles dorées bruisse sous les pas. La frondaison multicolore d’automne laisse passer toutes les nuances de couleurs rousses qu’inonde un généreux soleil qui a fait la grâce d’un rendez-vous ce jour là. Mais les randonneurs, déjà satisfaits, ne sont pas encore au bout de leur plaisir. Sous leurs semelles ce petit sentier arpente quelques champs bien labourés et, au débouché du petit bois de « Jacquerrignon », rejoint la voie verte qui le mène au milieu de l’Ecoparc où les récents aménagements qui valorisent le milieu naturel, valent amplement le détour. Un dernier coup de collier dans la côte de l’ « Ambanie », arrivant droit sur les terrains du foot, et les premières maisons apparaissent. La boucle, hélas, est déjà bouclée.
Les deux parcours, minutieusement concoctés pour l’édition 2008, ont bénéficié de trois stands de contrôle-ravitaillement abondamment pourvus, qui ont dispensé à profusion plusieurs centaines de litres d’eau, de bouillon, de café, ainsi qu’une quantité comparable d’oranges, bonbons, chocolat, pain d’épice et sucre.